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Quel statut juridique pour exercer comme closer ?

Publié le 9 août 2026 · Thomas, fondateur de mycloser

Micro-entreprise, EURL, SASU ou portage salarial : comparaison des statuts pour exercer comme closer freelance et critères de bascule à connaître.

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Sommaire

Le closer exerce en indépendant. Le choix du statut détermine ses cotisations, sa fiscalité, sa protection sociale et ses obligations déclaratives.

Quatre options existent. Aucune n'est optimale dans l'absolu : le bon choix dépend du niveau de revenus, de la présence d'autres revenus, et de la situation personnelle. Cet article présente les critères de comparaison et les points de bascule usuels.

Avertissement. Les seuils, taux et plafonds évoluent régulièrement. Les ordres de grandeur donnés ici sont indicatifs et doivent être vérifiés auprès des sources officielles ou d'un expert-comptable avant toute décision.

Les quatre options

La micro-entreprise

Le point d'entrée le plus courant.

Fonctionnement. Les cotisations sociales sont calculées en pourcentage du chiffre d'affaires encaissé. Pas de déduction de charges réelles. Un abattement forfaitaire s'applique pour le calcul de l'impôt.

Avantages. Création en ligne rapide, comptabilité réduite à un livre de recettes, aucune cotisation en l'absence de chiffre d'affaires, possibilité d'opter pour le versement libératoire de l'impôt sous conditions de revenu fiscal.

Limites. Un plafond de chiffre d'affaires à ne pas dépasser, sous peine de basculer vers le régime réel. Aucune déduction de charges, ce qui pénalise dès que les frais professionnels deviennent significatifs. Protection sociale limitée.

Le plafond de chiffre d'affaires, les taux de cotisation, le seuil de franchise de TVA et les conditions du versement libératoire sont fixés annuellement. Consulte les valeurs en vigueur sur les sites officiels avant toute décision.

L'EURL

Société unipersonnelle à responsabilité limitée. Le gérant associé unique relève du régime des travailleurs non salariés.

Avantages. Déduction des charges réelles, séparation du patrimoine, cotisations sociales globalement inférieures à celles d'une SASU pour un revenu équivalent, possibilité de se verser des dividendes.

Limites. Comptabilité et formalités plus lourdes, frais de constitution et de gestion annuels, cotisations dues même en cas de revenus faibles.

La SASU

Société par actions simplifiée unipersonnelle. Le président relève du régime général des assimilés salariés.

Avantages. Protection sociale plus proche de celle d'un salarié, absence de cotisations en l'absence de rémunération, flexibilité statutaire, dividendes non soumis aux cotisations sociales dans les conditions prévues.

Limites. Cotisations sur salaire nettement supérieures à celles d'une EURL, comptabilité complète, coûts de gestion. Pas de droits au chômage malgré le statut d'assimilé salarié.

Le portage salarial

Une société de portage t'emploie et facture ton client à ta place.

Avantages. Statut de salarié, protection sociale complète, droits au chômage sous conditions, aucune gestion administrative ni comptable.

Limites. Coût élevé, la société de portage prélevant des frais de gestion en plus des cotisations salariales et patronales. Le net perçu est nettement inférieur à celui des autres statuts pour un même chiffre d'affaires.

Le tableau comparatif

MicroEURLSASUPortage
Complexité administrativeTrès faibleMoyenneÉlevéeNulle
Coût de créationNul ou minimeQuelques centaines d'eurosQuelques centaines d'eurosNul
Déduction des chargesNonOuiOuiPartielle
Cotisations si zéro revenuAucuneMinimum forfaitaireAucune si pas de salaireSans objet
Protection socialeLimitéeIntermédiaireÉtendueComplète
Droits au chômageNonNonNonSous conditions
Plafond de CAOuiNonNonNon

Les points de bascule usuels

Rester en micro-entreprise tant que le chiffre d'affaires reste modéré, que les charges professionnelles sont faibles, et que le plafond n'est pas menacé. C'est le cas de la grande majorité des closers durant leur première année.

Envisager une société lorsque le chiffre d'affaires approche le plafond, que les charges déductibles deviennent significatives, ou que l'absence de déduction commence à coûter davantage que les frais de gestion d'une structure.

Le choix entre EURL et SASU dépend principalement de l'arbitrage entre coût des cotisations et niveau de protection sociale, ainsi que de la stratégie de rémunération entre salaire et dividendes. C'est un arbitrage chiffré qui doit être fait avec un expert-comptable sur la base de ta situation réelle.

Le portage convient à ceux qui privilégient la sécurité sur le revenu net, ou qui testent l'activité sans vouloir créer de structure.

Les obligations communes

Quel que soit le statut retenu, plusieurs obligations s'appliquent.

L'immatriculation. Un numéro d'identification d'entreprise est nécessaire pour facturer. Exercer sans déclaration expose à des sanctions pour travail dissimulé, et empêche tout recours en cas d'impayé.

La facturation conforme. Mentions obligatoires, numérotation continue, conservation des pièces. Le détail est traité dans facturer ses commissions.

La TVA. Un régime de franchise existe sous certains seuils. Au-delà, la facturation avec TVA devient obligatoire, avec les déclarations correspondantes.

Le compte bancaire dédié. Obligatoire au-delà d'un certain niveau de chiffre d'affaires en micro-entreprise, recommandé dans tous les cas.

L'attestation de vigilance. Tes clients doivent te la demander au-delà d'un certain montant de prestation. Elle atteste que tu es à jour de tes déclarations, et se demande auprès de l'organisme de recouvrement.

Le risque de requalification

Un point qui concerne directement les closers.

Lorsqu'un indépendant travaille pour un seul client, à temps plein, avec des horaires imposés et une exclusivité de fait, la relation peut être requalifiée en contrat de travail. Le statut choisi ne protège pas : c'est la réalité de la relation qui est examinée.

Ce qui préserve ton indépendance : plusieurs clients, liberté d'organisation, rémunération liée au résultat, moyens de travail propres, absence de lien hiérarchique.

Le sujet est traité en détail côté client dans éviter la requalification. Les critères sont les mêmes vus de ton côté.

Avertissement

Cet article présente les caractéristiques générales des statuts à titre informatif. Il ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou comptable.

Les seuils, taux et règles applicables évoluent et dépendent de ta situation personnelle : autres revenus, situation familiale, régime fiscal du foyer. Avant de choisir ou de changer de statut, fais réaliser un chiffrage par un expert-comptable.

Sources de référence : les sites officiels de l'administration française pour les formalités et les seuils, et l'organisme de recouvrement des cotisations pour les taux applicables.

Une fois ton statut choisi, tu peux créer ton profil et candidater aux missions.

Questions fréquentes

Peut-on commencer sans statut ?

Non. Facturer sans immatriculation constitue une activité non déclarée, avec des sanctions à la clé et l'impossibilité de recouvrer un impayé.

Combien de temps pour créer une micro-entreprise ?

La déclaration se fait en ligne et le numéro d'identification est généralement attribué en quelques jours à quelques semaines.

Peut-on cumuler avec un emploi salarié ?

Oui dans la plupart des cas, sous réserve de la clause d'exclusivité éventuelle de ton contrat de travail et du devoir de loyauté envers ton employeur.

Peut-on cumuler avec des allocations chômage ?

Des dispositifs de cumul existent, avec des règles précises de déclaration et de calcul. Renseigne-toi auprès de l'organisme concerné avant de démarrer.

Que se passe-t-il en cas de dépassement du plafond micro ?

Le dépassement entraîne une bascule vers le régime réel selon des règles de tolérance sur une ou deux années. Anticipe avec un comptable avant d'y arriver.

Faut-il une assurance professionnelle ?

Elle n'est pas obligatoire pour cette activité, mais une responsabilité civile professionnelle est recommandée, et certains clients la demandent.