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Guide · Recruter un closer

Comment choisir un closer : la grille en 12 critères

Publié le 4 août 2026 · Thomas, fondateur de mycloser

Appliquez la grille de sélection en 12 critères et le test d'appel simulé à faire passer à un closer freelance avant de signer quoi que ce soit.

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Sommaire

Le closer qui parle le mieux en entretien n'est pas le meilleur closer. Il est juste le meilleur en entretien.

C'est le biais qui plombe la moitié des recrutements. Tu passes une heure avec quelqu'un de convaincant, tu signes, et six semaines plus tard tu découvres qu'il ne sait pas gérer une objection sur le prix. La sélection d'un closer ne se joue pas sur l'impression. Elle se joue sur des preuves vérifiables et un test en conditions.

Les 12 critères, par ordre d'importance

Les 4 critères éliminatoires

1. Il a déjà tenu une mission complète. Pas une formation, pas un stage de deux semaines. Une mission de trois mois minimum, avec des ventes conclues. Sans ça, tu ne recrutes pas un closer, tu formes un débutant. Ça peut être un choix, mais assume-le et budgète-le.

2. Il connaît ton ordre de grandeur de ticket. Un closer habitué à vendre à 800 € se noie sur une offre à 6 000 €. Le cycle, les objections et le rythme n'ont rien à voir. L'inverse est vrai aussi.

3. Il a un statut d'entreprise valide. SIREN vérifiable, activité déclarée. Un prestataire non déclaré fait peser sur toi un risque de travail dissimulé.

4. Il accepte de signer un contrat. Un refus catégorique traduit soit un manque d'expérience, soit une volonté de garder du flou sur les commissions.

Les 5 critères de performance

5. Son taux de closing historique, en contexte. Un taux brut ne veut rien dire. Demande : sur quel ticket, avec quels leads, sur combien de rendez-vous. 15 % sur du lead froid vaut mieux que 30 % sur du lead ultra-qualifié.

6. Sa capacité à traiter une objection prix. C'est le moment où se joue la vente. Fais-le parler d'une objection qu'il a perdue, pas d'une qu'il a gagnée. Les gens honnêtes en ont des dizaines.

7. Sa rigueur sur le CRM. Un closer qui ne renseigne rien te rend aveugle. Demande une capture de son pipeline sur une mission passée, anonymisée.

8. Sa gestion des relances. Une bonne partie des ventes se signe après le premier appel. Demande son process de suivi, précisément.

9. Sa régularité. Combien d'heures par semaine, combien de clients en parallèle, quelle disponibilité sur ton créneau. Un closer qui jongle avec cinq missions ne t'en donnera qu'un cinquième.

Les 3 critères de compatibilité

10. Sa connaissance de ta cible. Vendre à des artisans et vendre à des dirigeants de PME ne demandent pas le même registre.

11. Sa disponibilité réelle sous 15 jours. Un excellent closer libre dans trois mois ne résout pas ton problème.

12. Le courant passe. Dernier critère, et volontairement dernier. Il compte, mais il ne doit jamais compenser un manque sur les onze précédents.

Le test d'appel simulé

C'est l'étape que presque personne ne fait, et c'est la plus informative de tout le process.

Le format. 30 minutes. Tu joues un prospect type de ton offre, avec un profil, un budget et deux objections que tu prépares à l'avance. Le closer mène l'appel comme si c'était réel. Tu ne l'aides pas.

Ce que tu observes :

PointCe que ça révèle
Il pose des questions avant de pitcherIl sait qu'un appel de vente commence par une découverte
Il te laisse parler plus que luiRatio de parole sain, autour de 40/60 en sa faveur inverse
Il tient un silence après une objectionSang-froid, le marqueur le plus fiable du closing
Il reformule ton besoin avec tes motsÉcoute réelle et pas récitation de script
Il propose une étape suivante concrèteIl sait fermer, même sans vendre

Ce qui doit t'alerter : il récite, il coupe la parole, il enchaîne les arguments sans respirer, il baisse le prix de lui-même à la première objection.

Prépare deux objections précises. Une sur le prix, une sur le timing. Ce sont les deux que ton closer rencontrera tous les jours.

Vérifier les références sans perdre de temps

Deux appels de dix minutes suffisent, à condition de poser les bonnes questions.

Ne demande pas « est-ce que vous étiez satisfait ». Tout le monde répond oui.

Demande :

  • Sur combien de rendez-vous mensuels il travaillait, et quel taux de closing il obtenait
  • Combien de temps a duré la mission, et pourquoi elle s'est arrêtée
  • Est-ce qu'il renseignait le CRM sans qu'on le lui demande
  • Est-ce que vous le reprendriez aujourd'hui

La dernière question est la plus révélatrice. Une hésitation vaut une réponse.

Si le closer ne peut fournir aucune référence joignable, c'est qu'il n'a pas encore d'historique. Traite-le comme un débutant, avec les conditions et les attentes qui vont avec.

Le process complet en 5 étapes

1. Filtre sur dossier. Statut, expérience, ticket, niche, disponibilité. Élimine sans état d'âme sur les quatre critères éliminatoires.

2. Enregistrements d'appels. Demande deux appels réels, anonymisés. Vingt minutes d'écoute t'apprennent plus qu'une heure d'entretien.

3. Entretien de 30 minutes. Parcours, méthode, attentes de rémunération, disponibilité.

4. Test d'appel simulé. L'étape décisive.

5. Références. Deux appels, quatre questions.

Compte trois à cinq heures au total par candidat sérieux. C'est beaucoup moins que ce que coûte un mauvais recrutement, dont la facture est détaillée dans combien coûte un closer.

Les signaux à ne pas ignorer

Il ne parle que de ses meilleurs mois. Un closer honnête a des mois faibles et sait pourquoi.

Il refuse le test d'appel. Un professionnel n'a aucune raison de refuser trente minutes.

Il te dit oui sur tout. Un bon closer challenge ton offre, ton volume de leads et ta commission. C'est son métier de négocier.

Il n'a aucune question sur tes leads. Un closer expérimenté demande d'où viennent les rendez-vous et à quelle température, parce qu'il sait que c'est ce qui détermine son revenu.

Il exige un fixe important sans historique. Un fixe se justifie sur les cycles longs, pas comme filet de sécurité pour quelqu'un qui n'a rien prouvé.

Ta grille est prête. Reste à voir qui la passe.

Questions fréquentes

Faut-il privilégier un closer spécialisé dans ma niche ?

Au-dessus de 5 000 € de ticket, oui, l'écart de performance est net. En dessous, un bon généraliste s'adapte en deux à trois semaines.

Combien de candidats faut-il rencontrer ?

Trois à cinq profils sérieux, après filtre sur dossier. Au-delà, tu compares des détails et tu perds du temps.

Comment tester un closer sans expérience ?

Le test d'appel simulé fonctionne aussi, mais tu évalues le potentiel, pas la preuve. Compense par une période d'essai courte et une clause de révision à 90 jours.

Peut-on faire un essai payé avant de s'engager ?

Oui, et c'est recommandé. Deux à quatre semaines sur un volume réduit, avec des objectifs écrits. Cadre-le par un contrat à durée déterminée.

Un closer peut-il travailler pour un concurrent ?

Sauf clause d'exclusivité limitée, oui. C'est un point à traiter dans le contrat de prestation.

Que faire si aucun candidat ne convient ?

Vérifie ta commission et ton volume de rendez-vous avant de conclure que le marché est vide. Une mission qui n'attire personne est presque toujours une mission peu rémunératrice.