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Guide · Recruter un closer

Recruter un setter : profil, commission et process

Publié le 31 juillet 2026 · Thomas, fondateur de mycloser

Avant de recruter un closer, vérifiez qu'il ne vous faut pas un setter. Test en 5 questions, grille de commission et process de sélection complet.

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Sommaire

Tu veux recruter un closer. Dans la moitié des cas, ce n'est pas ce qu'il te faut.

Le closer traite les rendez-vous. Il ne les crée pas. Si ton problème est que ton agenda est vide, un closer ne le remplira pas, il attendra que tu le remplisses. Ce dont tu as besoin s'appelle un setter, et c'est un métier différent, avec un profil différent et une grille de rémunération qui n'a rien à voir.

Le test en 5 questions

Réponds honnêtement. Chaque réponse te pointe vers un profil.

1. Combien de rendez-vous de vente tiens-tu par semaine ?
Moins de 8 → setter. Plus de 15 → closer.

2. Quel est ton taux de transformation sur ces rendez-vous ?
Au-dessus de 20 % → tu vends bien, il te manque du volume. Setter.
En dessous de 12 % → tu perds des ventes que tu devrais gagner. Closer.

3. Quel est ton taux de no-show ?
Au-dessus de 30 % → tes rendez-vous sont mal qualifiés. Setter.
En dessous de 15 % → la qualification fonctionne. Closer.

4. Où passes-tu le plus de temps ?
À relancer, qualifier, replanifier → setter.
En appel de vente → closer.

5. Ton offre convertit-elle quand c'est toi qui vends ?
Oui → tu peux déléguer la vente. Closer.
Non → un closer n'y changera rien. Travaille ton offre avant.

Trois réponses ou plus qui pointent vers le setter : recrute un setter en premier. Tu recruteras un closer ensuite, une fois le pipeline alimenté.

Ce que fait vraiment un setter

Le setter travaille en amont du rendez-vous de vente. Son périmètre couvre quatre missions.

Qualifier. Il contacte les leads entrants, vérifie qu'ils correspondent à ta cible, écarte les curieux et les hors-cible. C'est ce filtrage qui fait chuter le taux de no-show.

Prendre le rendez-vous. Il positionne le prospect dans l'agenda du closer, avec le contexte nécessaire pour que l'appel démarre bien.

Confirmer et relancer. Rappel la veille, relance des absents, replanification. Cette partie ingrate représente souvent la moitié de son temps et la totalité de la différence sur le taux de présence.

Réactiver. Relance des leads dormants, du fichier ancien, des prospects qui n'ont pas signé il y a six mois. C'est le gisement le plus rentable et le plus négligé.

Ce qu'il ne fait pas : vendre. Un setter qui commence à pitcher l'offre dégrade la vente qui suit. Le prospect arrive en appel avec des objections déjà formées et des informations partielles.

Combien payer un setter

La rémunération d'un setter suit une logique différente de celle du closer. Trois modèles coexistent.

ModèleFourchetteQuand l'utiliser
Pourcentage du CA généré3 à 8 %Ticket moyen élevé, cycle court
Prix par rendez-vous qualifié tenu30 à 80 €Volume régulier, qualification standardisée
Fixe plus prime au rendez-vous800 à 1 500 € + 15 à 40 €Volume important, besoin de régularité

Le modèle au rendez-vous tenu est le plus sain. Il aligne l'intérêt du setter sur ce que tu veux vraiment : des prospects qui viennent et qui correspondent à ta cible. Payer au rendez-vous pris produit mécaniquement des rendez-vous de mauvaise qualité et un taux de no-show qui explose.

Ajoute toujours une condition de qualification dans le contrat. Un rendez-vous n'est facturable que s'il est tenu, avec un prospect correspondant aux critères définis à l'avance. Sinon tu paieras pour du volume inutile.

Point de comparaison utile : sur une même mission, la rémunération d'un setter représente en général un tiers à un quart de celle du closer. C'est cohérent avec la difficulté relative des deux métiers.

Le profil à chercher

Un bon setter ne ressemble pas à un bon closer.

Ce qui compte :

  • La régularité. Le métier est répétitif. Quelqu'un qui tient 60 appels par jour pendant six mois vaut mieux qu'un brillant irrégulier.
  • La résistance au refus. Le taux de réponse est bas, le rejet permanent.
  • La rigueur administrative. Un setter qui ne renseigne pas le CRM détruit toute la valeur de son travail.
  • L'écoute plus que la persuasion. Son job est de comprendre si le prospect est qualifié, pas de le convaincre.

Ce qui compte moins :

  • L'expérience de la vente complexe
  • La connaissance fine de ton produit, quelques heures suffisent
  • Le charisme

Le setting est souvent une porte d'entrée vers le closing. Beaucoup de setters visent le poste suivant. C'est utilisable à ton avantage : proposer une évolution vers le closing après six mois est un excellent levier de fidélisation, à condition d'être sincère.

Les KPI à suivre

Quatre indicateurs suffisent.

IndicateurRepère usuelCe qu'il révèle
Taux de prise de rendez-vous15 à 30 % des leads contactésQualité du script et de la liste
Taux de présence (inverse du no-show)70 à 85 %Qualité de la qualification et des relances
Taux de qualification validée par le closerAu-dessus de 80 %Alignement setter/closer sur la cible
Délai moyen de premier contactMoins de 5 minutes sur un lead entrantRéactivité, facteur numéro un de conversion

Le dernier mérite attention. Sur un lead entrant, le délai de premier contact est le facteur qui pèse le plus sur le taux de prise de rendez-vous. Un lead contacté en cinq minutes se transforme largement mieux qu'un lead contacté en deux heures. C'est souvent le premier levier à activer avant même de recruter.

Le process de recrutement en 5 étapes

1. Définir la cible avant de sourcer. Écris noir sur blanc ce qu'est un prospect qualifié chez toi. Trois à cinq critères, pas plus. Sans ça, aucun setter ne peut réussir.

2. Filtrer sur les enregistrements. Demande deux ou trois enregistrements d'appels de qualification réels. C'est cent fois plus informatif qu'un entretien.

3. Faire passer un test en conditions. Vingt leads de ton fichier, une semaine, rémunérés. Tu observes le taux de prise de rendez-vous, la qualité du renseignement CRM et la tenue du délai de contact.

4. Vérifier les références. Deux clients précédents, avec des questions précises sur la régularité et le taux de no-show obtenu.

5. Cadrer par écrit. Contrat de prestation, critères de qualification en annexe, modalités de facturation. Les mêmes principes que pour un closer, détaillés dans le contrat de prestation closer.

Les erreurs qui coûtent cher

Payer au rendez-vous pris et non tenu. Tu obtiendras du volume et un taux de no-show à 50 %. C'est l'erreur la plus fréquente et la plus coûteuse.

Ne pas définir la cible. Sans critères écrits, le setter remplit l'agenda avec ce qu'il trouve, le closer se plaint, et personne n'a tort.

Recruter un setter alors que le problème est l'offre. Si ton offre ne convertit pas quand c'est toi qui vends, plus de rendez-vous ne feront qu'amplifier le problème.

Séparer setter et closer sans les faire communiquer. Un point hebdomadaire de vingt minutes entre les deux fait plus pour le taux de transformation que n'importe quel script.

Recruter les deux en même temps. Tu ne sauras jamais lequel des deux fonctionne. Recrute le setter, stabilise le pipeline, puis recrute le closer.

Si le test t'a orienté vers le closer plutôt que le setter, prends le temps de comparer les deux métiers avant de recruter : la confusion entre les deux est l'erreur qui coûte le plus cher.

Questions fréquentes

Un setter peut-il faire aussi du closing ?

Certains le font, mais rarement bien. Les deux métiers demandent des tempéraments opposés : l'un est un travail de volume et de régularité, l'autre un travail de profondeur. Un profil hybride convient sur les petits volumes, pas au-delà.

Faut-il un setter en interne ou en freelance ?

Freelance dans la grande majorité des cas au démarrage. Le passage en interne devient pertinent au-delà d'un volume important et régulier, avec la même logique de point de bascule que pour le closer.

Combien de leads un setter peut-il traiter par mois ?

Entre 300 et 800 leads entrants selon la complexité de la qualification et le nombre de tentatives de contact. En prospection sortante, le volume est nettement plus bas.

Un setter suffit-il si je vends moi-même ?

Oui, et c'est souvent la meilleure première délégation. Tu récupères le temps de qualification et de relance, qui représente en général plus de la moitié du temps commercial, tout en gardant la main sur la vente.

Comment éviter que le setter survende avant l'appel ?

Écris précisément ce qu'il a le droit de dire sur l'offre et sur le prix. La règle la plus simple : il présente le cadre du rendez-vous, jamais le contenu de l'offre.

Setter et SDR, est-ce la même chose ?

Les périmètres se recouvrent largement. Le terme SDR vient du B2B tech et implique souvent davantage de prospection sortante, quand le setter travaille surtout des leads entrants issus de la publicité.